DeStress/StressHT : une synthèse des résultats
Contexte :

Le projet DeStress/StressHT a été soutenu par Plantons pour l’avenir en 2025. Ce projet visait à étudier plusieurs variétés de Pin maritime et de Douglas (sélectionnées à l’issue d’une étude préliminaire) dans des conditions maitrisées de stress thermique et hydrique. Les objectifs du projet étaient multiples :
- Mettre au point une méthode fiable et reproductible pour « mettre en stress » des plants en conditions contrôlées et mesurer leur état de santé.
- Comparer la réaction des différentes variétés génétiques — et des individus au sein d’une même variété — face au stress.
- Repérer des « indices » physiologiques mesurables dès le plus jeune âge, capables d’annoncer si un plant résistera bien ou mal afin de les intégrer dans les programmes d’amélioration des variétés forestières.
Pour découvrir la présentation du projet : DeStress/StressHT présentation
FCBA, porteur de projet, propose une synthèse des résultats obtenus sur cette étude, menée dans le cadre du mémoire de recherche d’Olivier Arfaoui.
La mise en œuvre de l’étude :
Pour cette étude, les plants ont été répartis selon cinq scénarios : un témoin en conditions normales, un arrosage réduit par le dessous (subirrigation) ou par aspersion (par le dessus), chacun combiné ou non à un passage quotidien en chambre climatique à 45 °C. Chaque semaine, l’état physiologique de chaque plant était noté de 5 (en pleine forme) à 1 (mort), ce qui permet de suivre précisément la vitesse et l’intensité du dépérissement.

L’enjeu était à la fois d’identifier des seuils de température et de stress hydrique, mais aussi de déterminer les corrélations avec différentes variables mesurables directement sur les plants (hauteur, diamètre, masse des tiges, racines, surface et température foliaire, etc.)
Ce que disent les résultats :
Douglas : les quatre variétés testées (A à D) réagissent de façon assez semblable au stress et atteignent toutes le même état physiologique en fin d’expérimentation.
Pin maritime : les variétés de Pin maritime, composées d’origines plus diverses (A à E), réagissent de façon contrastée. Une variété se distingue particulièrement mais ces résultats doivent être confirmés sur davantage de plants.
La variabilité des résultats au sein d’une même variété est importante.
Des pistes d’indices physiologiques :
Chez le Pin maritime, deux traits mesurés dès le départ semblent liés à une meilleure résistance : une surface foliaire plus grande et un SLA plus élevé (feuilles plus étalées par rapport à leur poids). Chez le Douglas en revanche, aucun de ces indicateurs ne s’est avéré fiable.
Perspectives :
L’expérimentation devra être reproduite avec moins de modalités de stress et davantage d’individus pour chaque variété. Une piste pourrait également être de poursuivre l’étude sur le long terme avec un suivi en plantation réelle pour comprendre comment les plants se rétablissent après un épisode de stress et pour affiner les pistes d’indices précoces de résistance.
Un résumé de l’étude, réalisé par FCBA est disponible à lire et télécharger ici : Résumé DeStress/StressHT